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Septembre 2006 : 5 articles
Août 2006 : 1 article
Juillet 2006 : 11 articles
Juin 2006 : 8 articles
Mai 2006 : 10 articles
Avril 2006 : 8 articles
Mars 2006 : 10 articles
Février 2006 : 1 article
Janvier 2006 : 1 article
Décembre 2005 : 2 articles
Septembre 2005 : 1 article
Lundi 18 Septembre 2006
Mazurka
    Samedi, il y a eu l'ivresse du jour passé à accélérer le pas, les affaires montées au second étage, les panneaux du périph qu'on guettait, les bêtises déclamées à toute allure, les cris et gestes tant répétés des kendokas. Les deux heures dans un resto minuscule à oublier les minutes pour des horizons qu'on ne connait pas, souvenirs du Japon, récits du club et quotidien.

    Elle, avec ses yeux bridés et sa taille fine, elle avait plus de grâce que quiconque.

    Il y a eu l'ivresse d'un mot lu sur l'avenue, la réponse à un courrier peut-être trop passionné.
J'ai sans doute passé trop souvent la main dans mes cheveux ou sur ma nuque pour cacher l'émotion, trouvé des gestes pour l'anesthésier. Deux cafés s'il vous plait.

    Et puis, sur le quai, hier,  mon frère a hoché la tête quand je lui ait dit que si je restais ce week-end, il pourrait venir. Ici, il y a la douceur d'un matin à se réveiller peu à peu.

Ecrit par mllevie, à 10:25 dans la rubrique "De rien".
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Lundi 11 Septembre 2006
Rondes larmes
    Ce matin, la professeur de grammaire et stylistique a déclaré, "vous êtes presque tous majeurs", j'ai chuchoté "non", mais en fait, il parait que si. La place Bellecour avait des airs d'automne, un type en vélo'v cherchait désespérément une station avec une place libre, l'heure était creuse dans la fin de matinée. J'ai pris le train à 14h19, il n'y avait ni Eve ni les autres, aucun mot partagé entre nos immenses valises, mais un silence presque démesuré.

    Parce que dimanche soir, on s'est raconté nos étés et nos rentrées dans la nuit qui tombait, et ces heures là ont oublié celles de route, les couloirs d'hôpital, la voix qui déraille et la peur dans les yeux. Ces heures là ont oublié les coups de fil tard le soir, l'attente d'une réponse, de la venue du chirurgien. Ces heures là ont oublié combien j'ai eu la gorge serrée.

    Combien peut-être j'aurais voulu rester là pour être une épaule de plus.

    Les thés renversés sur la table de bois, les pinces qui ne tiennent pas dans les cheveux, puis sur un répondeur, je rentre la semaine du dix-huit. Je ne serai pas là. Finalement,
ces histoires ne sont pas pour moi, notre rupture sera passée sous silence, il y a eu les semaines sans aucun timbre collé, sans la voix de sa mère qui décroche le téléphone. Sans rien.

    A ne plus se connaître peut-être que je n'en ai plus rien à faire, mais j'ai
des regrets comme des cerfs-volants, avec les ficelles qui abîment mes mains et mes poignets.
Ecrit par mllevie, à 22:32 dans la rubrique "De rien".
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Mardi 05 Septembre 2006
Toutes les lampes allumées à cinq heures en hiver
     Rien ne ressemblait à la semaine dernière dans les clefs au fond du sac, les livres empruntés à la BU et les heures d'amphi qui se sont étirées comme dans une parenthèse.

    Dans le train de retour, une jeune mère et sa toute petite fille se sont installées à ma gauche. J'ai arrêté la grammaire espagnole pour ne penser à rien, mais à vrai dire
je ne sais pas fermer les yeux sur des jours d'inquiétude.

    On m'a fait promettre d'aller voir un médecin bientôt, et plus vite encore, parce que même si ce ne sont pas véritablement des trains qui passent, ce sont des vertiges, des noeuds dans le ventre et une fatigue incroyable. Les pages jaunes m'ont donné trente-neuf réponses, et j'ai presque décidé au hasard. Il parait qu'il y a trois médecins dans ma rue.

    Et puis tandis que je collectionne les heures de train, à la maison il s'agit des cernes, et l'angoisse n'est ni sourde ni incompréhensible. Des enveloppes postées et d'autres qui attendent, je n'espère plus rien d'autre que de dire, plus rien d'autre que le calme.

Ecrit par mllevie, à 18:35 dans la rubrique "De rien".
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Samedi 02 Septembre 2006
A l'avant des balcons
    L'autre matin je suis seulement descendue pour poster quelques lettres, rédigées fenêtre ouverte avec de grands bols de thé. J'avais besoin de dire autant que possible, cette fin d'été, ce que j'en retiens, ce que j'ai pu apprendre. Ce que j'ai appris.

    Je mélange un peu les jours, Shakespeare lu dans une file d'attente d'une station de métro, la matinée d'amphi près de quelqu'un croisé par hasard, les parcours des personnes rencontrées, les prénoms au vol, le rendez-vous de midi et demi pour travailler à la BU qui était fermée alors il y a eu des marches au soleil. Je mélange un peu les jours, le tram vide sous la pluie pour rentrer, les programmes de théâtre à la médiathèque, le marché traversé le long de la Saône et l'envie de ces moments là.

    Mercredi soir, elle avait les cheveux tressés qui accrochaient des perles, et des mots pour raconter autant que possible, des souvenirs, des détails, des impressions pêles-mêles, là, sur un bout de table. C'était bon de la retrouver enfin.

    (Puis il y a eu des mots graves en fin d'après-midi, et le soir des éclats de rire qu'on retenait à peine, et puis, le petit-déjeuner partagé dans un demi-sommeil, les larmes aux yeux à midi. Et. Une voix au téléphone qui dit, j'ai une mauvaise nouvelle. Être toute petite.)

    Très vite, ma soeur à la gare, la voiture de mon frère quelques heures plus tard, et dresser la table pour cinq sans savoir depuis quand ça n'était pas arrivé. Bien plus que longtemps.
Ecrit par mllevie, à 13:24 dans la rubrique "De rien".
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Dimanche 27 Août 2006
Les épaules plus tout à fait blanches
     L'été s'est terminé samedi matin quand, chargée de trois énormes sacs, je traversais Venise pour la dernière fois. Sur la place du Ghetto il n'y avait que des policiers, et sur le trajet, je n'ai croisé que deux chats. L'été s'est terminé, et d'août, j'en garde le frisson.

    Je pourrais dire. Le chantier. Le rythme de vie, les lits de camp, la pluie, la fatigue, les douleurs aux jambes, au dos, aux mains, le travail acharné alors que d'autres bullent, la maçonnerie, la concentration, le travail malgré les averses. Les gens, et elle, surtout. Je pourrais dire. Combien les quinze jours ont été à la fois agréables et compliqués. Je pourrais dire les mots qu'il a fallu que je pose au moins une fois par jour dans mes carnets. Ce recul qui était plus que nécessaire, sans quoi je n'aurais rien compris. Je pourrais dire. Faire la cuisine pour quinze personnes, courir dans les rues la nuit, s'allonger par terre, profiter d'une après-midi de soleil, se recroqueviller à quelques-uns sous les étoiles que je ne voyais pas. Je pourrais dire. Les gestes à apprendre, les outils à s'approprier, le mortier mal mélangé ou mal dosé, la satisfaction après avoir posé correctement une pierre. Je pourrais dire.

    La journée à Strasbourg, seule. Cette solitude que je ne connaissais plus. Le départ que je n'accepte pas, les trois pulls. Dire au téléphone, tu sais, je crois que je suis à bout. La nuit, un bus bondé. Des cheveux fous et des heures à parler. Une nonchalance, des bêtises, une tendresse incroyable qui passe dans des souvenirs et des gestes. Il était sept heures du matin quand on s'est dit adieu à Milan. Je pourrais dire, mais ça ne se dit pas.

    Je pourrais dire que. Venise, ça n'est pas le palais des Doges, la place St-Marc, le pont des Soupirs. Ca n'est pas les lumières ni les éclats, mais seulement un palais abandonné, un crépis rouge qui laisse place aux briques, un corte minuscule, le puits d'une toute petite cour, une tonnelle inattendue, les arrêts d'un vaporetto, les marches d'un pont à gravir. Venise, ce sont les robes des vieilles dames, les vieux caddies pour faire les courses, les ballons et les bicyclettes des enfants. Venise, c'est le marché au pont du Guglie, une rue silencieuse, des femmes qui parlent sur un banc. Le clocher d'une église, puis celui d'une autre, au loin.

    Je pourrais dire. La porte de l'appartement claquée, le lourd sac vert à l'épaule, le carnet et la boîte d'aquarelle. Je pourrais dire. Les terrasses des cafés et les habitudes, les églises qui laissent indifférente, et celles qui me traversent. Je pourrais dire. L'apaisement.

    L'été est terminé, j'ai les mains froides. Vous savez, j'aurais voulu ne pas rentrer.
Ecrit par mllevie, à 13:46 dans la rubrique "De rien".
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Samedi 29 Juillet 2006
Je n'avais jamais ôté mon chapeau
    Tremblante de froid à la fin de la pièce je me sentais apaisée et adoucie par les mots criés et déclamés sur la scène ronde sur laquelle les comédiens avaient déroulé un drap blanc. Ces moments de fin de soirée ont les yeux qui admirent et les mains au fond des poches.

    Mercredi mon nom était sur une des toutes petites boîtes au lettres dans le hall, et j'ai serré mes clefs très fort sans y croire vraiment. Quand, en fin d'après-midi, j'ai refermé la porte et dévalé les marches, la pièce commençait à naître peu à peu entre les livres posés au hasard, une tablette de chocolat et du thé sur la table ou la vaisselle endormie dans les placards.

    Une enveloppe bleue avec trois timbres, des promesses qu'on répète une nuit d'orage, un tram qu'on laisse passer pour neuf minutes à bavarder encore. Les valises sont à peine commencées mais ça ne tardera pas trop.

Ecrit par mllevie, à 00:49 dans la rubrique "De rien".
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Dimanche 23 Juillet 2006
Dans la rue traversière On n'y passait jamais
    La chambre de mon frère abrite de grandes caisses, des sacs plastiques, des piles de serviettes ou de livres. Une lampe blanche et une corbeille à linge verte, la vaisselle emballée et un fond d'épicerie, j'emménage mercredi. Les jours ont des listes, des courses, des numéros de téléphone et des rendez-vous à changer. Juillet est assez étrange et a un goût de fin d'été.

    Hier soir, la rue s'étiolait, d'autres mots encore sur un cahier, une attente vaine, les marches du théâtre escaladées une nouvelle fois, un regard gardé longtemps et des éclats de rire.

    On ferme la maison sur le jour. C'est se demander jusqu'à quand durera ton absence, 
combien de jours encore, de nuits à te regretter, à t'en vouloir, à m'en vouloir d'être si naïve. On ferme la maison sur le jour, tire les volets et les rideaux, et il ne reste qu'une semaine ici.
Ecrit par mllevie, à 15:05 dans la rubrique "De rien".
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Jeudi 20 Juillet 2006
Dans les rues d'Avignon y a des lumières la nuit
--> (cliquez pour agrandir)
    J'ai commencé à écrire une lettre à mon pianiste qui dit qu'Avignon a mangé la vie et je n'ai pas pu la lui voler. Je le regrette souvent dans la journée, quand je perds mon courage. Pour le retour j'ai changé trois fois de bus et j'ai eu plus d'une heure de retard, j'étais un peu à bout, un peu sur les nerfs, un peu fatiguée. J'ai dû dormir un peu, et je n'ai pas pu aller acheter des fleurs. Hier j'ai ouvert un carnet pour dire un peu les pièces.





    Les jours s'organisaient selon les pièces que l'on choisissait. Résumés lus à voix haute, coups de fil pour réserver, et rien ne commençait vraiment avant seize heures, alors les minutes s'égouttaient. C'était une fausse attente.





    Les salles de théâtre connaissaient toutes les pieds qui se marchent un peu dessus, l'envie, la fatigue après avoir marché longtemps. Toutes les deux, on le suivait sans rien dire, et on arrivait toujours où il fallait. Sièges rouges, vieux fauteuils, salles pleines à craquer avec strapontins ou vide qui ne rassure pas vraiment.





    Quand on sortait on ne parlait pas forcément, il fallait attendre un peu, serrer un bras, sécher des larmes, habituer les yeux à la lumière ou à la rue, comprendre que c'était terminé. Puis les avis fusaient après quelques questions.





    Place de l'horloge elle portait une robe noire, et puis il y aura eu la soirée de lundi, la pièce annulée par la grève et ce bout de terrasse en-dessous des affiches à laisser courir le temps. Elle avait les yeux bridés et la voix haute, des commentaires sur des passants qui s'avéraient être des metteurs en scène, et finalement, beaucoup de tendresse.





    Parfois on s'est installé pour boire un d'mi citron comme dans la chanson, ou bien on ralentissait nos pas pour observer un gosse dansant aux pieds d'un accordéoniste. Parfois on ne comprenait pas une discussion et il était plus de trois heures du matin. Parfois on volait des affiches, et le lendemain on écrivait chacune l'une à côté de l'autre.





    D'autres fois on serrait la main d'un médecin et on passait de longues minutes sur des marches à ne pas savoir quoi dire. D'autres fois on nous offrait des pêches et nous, on offrait de la confiture et du café. D'autres fois encore on bavardait avec un violoncelliste.
 




    Le matin de la dernière nuit je ne distinguais pas grand chose, beaucoup de tentes avaient disparu avant la nôtre. On a accéléré le pas pour ne rien perdre.

Ecrit par mllevie, à 22:11 dans la rubrique "De rien".
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Vendredi 14 Juillet 2006
La poudre d'escampette
    Accoudées au-dessus de nos desserts on a parlé longtemps. Je ne l'avais pas vue depuis des mois et j'ai de nouveau eu envie de ces bouts de temps passés ensemble, de ces vêtements que je lui piquais et de nos soirées coudes contre coudes à jacasser gaiement.

    Par peur que quelqu'un au café nous entende, j'ai dit tout doucement que je n'y croyais plus du tout, doucement, à peine un chuchotement par honte de ces histoires d'adolescentes ridicules. J'ai envié en douce sa relation, cette vie commune depuis septembre et ces gestes d'un trop-plein de bien-être.

    Certains me marquent à un degré incroyable, on a pris un café pour s'éterniser un peu, évoquer encore à voix basse ce qui ne sera jamais. Ce qui est. Les lèvres éclatantes, les cheveux relevés et ce rouge corail du marcel, elle portait son désir jusque dans le vernis de ses ongles. Certains me marquent et me reviennent.

    (Pour sortir tout à l'heure j'ai enfilé cette robe verte trop courte, et je me souviens nos premières étreintes. Combien d'années déjà, combien de temps, de ruptures, d'éloignements, de trains ratés, de lettres postées, de timbres collés, de lignes de téléphone coupées, de déménagements, de cartons vidés, de matelas déplacés contre le radiateur ? Combien ? Et à quoi bon, puisque si je te dis Lyon tu me réponds Rome ?)



Ecrit par mllevie, à 23:41 dans la rubrique "De rien".
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Mardi 11 Juillet 2006
Mais j'sais pas faire autrement Que d'pas savoir aimer
     Entre enveloppes et coups de fil je rature quelques mots sur une liste, prends ma tête entre mes mains, colle un timbre, note une adresse pour une soirée, une heure ou un numéro de téléphone, des dates de vacances, un rendez-vous pour un compte bancaire.

    Billets de train et de bus pour août, et on parle de mon emménagement.

    Au téléphone il y a ces mots auxquels je ne crois pas et ma colère, la fatigue entière dans ma voix. Au retour hier soir, les mauvaises nouvelles qui tombent, les semaines qu'il reste, la démission, et je sais pertinemment qu'elle ne tiendra pas longtemps. Quoi dire ?

    Il y a eu de lourdes anglaises sur les épaules, une fin d'après-midi sur la margelle d'une piscine et la table sous les cigales, bougies et grands plats jusqu'à tard. On recommence bientôt, ce soir aussi, et peut-être je voudrais un silence un peu plus long.
Ecrit par mllevie, à 13:07 dans la rubrique "De rien".
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Dimanche 09 Juillet 2006
On rêve tous comme des cons D'une vie pas pareille
    Un studio de vingt-et-un m². Il faudra y ajouter une bibliothèque, peut-être des rideaux, et de quoi effacer un peu le blanc des murs. Il faudra y ajouter une vie, une autre après la précédente, celle d'un autre étudiant ou d'une autre étudiante.

    A la fac, papiers et conversations avortées, carte étudiante. J'ai du mal à y croire. Je liste ce qu'il y a à faire, papiers à renvoyer, livres à lire, espagnol à travailler, test de langue, mutuelle, médecin traitant, CB, et puis je ne sais plus. J'ai du mal à comprendre.

    Et puis. L'attente devant la gare, alors qu'on y était toutes les deux. L'apartement que je n'avais pas vu depuis l'été dernier. Les bêtises jusqu'à tard, récits en vrac. Le matin au-dessus d'une carte, les deux crumbles, les lumières qui s'éteignent au cinéma quand je veux lire, et ses rires. Les piles de cds à la fnac. Etc.
La Croix-Rousse pour un concert, le chemin qu'on ne connait pas, les noms de rues, les arbres au loin qui nous font croire à un parc. La minuscule scène, et puis les premières chansons, les enfants qui font sourire, les mains qui applaudissent. Un dernier métro et la fatigue dans le corps, s'allonger en rentrant. En se disant aurevoir hier matin, on s'est dit à la semaine prochaine. Ca n'était encore jamais arrivé.
Ecrit par mllevie, à 10:24 dans la rubrique "De rien".
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Mardi 04 Juillet 2006
Dans le silence qui s'installe en tailleur sur le canapé
    C'est ce matin que j'ai été récupérer mon relevé de notes, mon livret et mon dossier scolaire. La salle était presque déserte, et j'étais apaisée. Mon professeur de philosophie m'a tendu ce dossier rouge, ouvert sur une feuille bleue, et je n'ai rien vu tout de suite.

    Une fois que j'ai eu lu relu mes notes en m'exclamant, il m'a montré ma moyenne avec application. Et tout en bas de la page, il y a marqué admis mention bien. (Et à bientôt).

    Hier, c'étaient des bras qui se serrent. Ceux qui arrivaient inquiets, nous on les aplaudissait déjà, sans rien dire, et on les regardait filer vers les panneaux. En les approchant, de ces sourires, de ces voix qui disaient que j'allais être contente. Après, je ne sais plus.

    Un peu de mal à réaliser, peut-être. C'est fini.
Ecrit par mllevie, à 23:23 dans la rubrique "De rien".
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