On rêve tous comme des cons D'une vie pas pareille
Un studio de vingt-et-un m². Il faudra y ajouter une bibliothèque,
peut-être des rideaux, et de quoi effacer un peu le blanc des murs. Il
faudra y ajouter une vie, une autre après la précédente, celle d'un
autre étudiant ou d'une autre étudiante.
A la fac, papiers et conversations avortées, carte étudiante. J'ai du mal à y croire. Je liste ce qu'il y a à faire, papiers à renvoyer, livres à lire, espagnol à travailler, test de langue, mutuelle, médecin traitant, CB, et puis je ne sais plus. J'ai du mal à comprendre.
Et puis. L'attente devant la gare, alors qu'on y était toutes les deux. L'apartement que je n'avais pas vu depuis l'été dernier. Les bêtises jusqu'à tard, récits en vrac. Le matin au-dessus d'une carte, les deux crumbles, les lumières qui s'éteignent au cinéma quand je veux lire, et ses rires. Les piles de cds à la fnac. Etc. La Croix-Rousse pour un concert, le chemin qu'on ne connait pas, les noms de rues, les arbres au loin qui nous font croire à un parc. La minuscule scène, et puis les premières chansons, les enfants qui font sourire, les mains qui applaudissent. Un
dernier métro et la fatigue dans le corps, s'allonger en rentrant. En
se disant aurevoir hier matin, on s'est dit à la semaine prochaine. Ca
n'était encore jamais arrivé.
| |
Mélie
|
T'as oublié la carte tcl, aussi. Et l'inscription à la médiathèque. :) On s'en sortira :] (même si on est des catastrophes ambulantes toussa toussa)
|
| |
mllevie
|
Oui. Et je dois téléphoner aux Beaux-Arts, aussi! :))
|
à 13:26