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Tu parachutes tes envies


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Avril 2006 : 8 articles
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Février 2006 : 1 article
Janvier 2006 : 1 article
Décembre 2005 : 2 articles
Septembre 2005 : 1 article
Pourvu que ce soit bien
    Dans l'appartement les meubles étaient déjà poussés. Sur le chemin, on avait parlé de l'ordre de la soirée, des gens qui venaient, de l'alibi pour qu'elle vienne, et de la quiche.

    Tout se mélange un peu, entre l'idée d'offrir de faux cadeaux, y glisser des indices, le fil rouge de la soirée et les paquets à faire, avec les post-it pour les donner dans l'ordre.
    Tout se mélange un peu entre les gens qui arrivent, les bises et les prénoms pour ceux qu'on ne connait pas, les explications et le calme qui disparait vite.
    Tout se mélange un peu entre le discours avant qu'il ne parte la chercher, l'organisation pour les bougies, le chant.
    Tout se mélange un peu, mais je sais que je me suis avancée avec la quiche aux dix-huit bougies, qu'on a chanté et que toi tu te cachais un peu les yeux.

    Les premières heures ont été rythmées de Bon anniversaire et de l'attente, de tes regards sur les cadeaux dans les paquets pas même complètement débalés. De tes exclamations, de tes lectures contre le mur, de ton attente, de nos regards pour se dire que oui, maintenant. De quand tu as été dans le couloir pour lire et que ton visage disparaissait dans tes mains au-dessus des feuilles marrons. Que c'était bien de voir ça, de te voir si émue.

    Le dernier cadeau, le vrai, ceux qui l'avaient vu avant ont tous sautillé quand ils l'avaient eu dans les mains. On te l'a offert ensemble, nos mains entremêlées autour du paquet, nos bras tendus vers toi.

    On a tous respiré, là, en cercle autour de toi, on a tous respiré, soulagés, des sourires comme des croissants, avec l'attente de la suite, parce qu'après tout ce n'était que le début.

    Dans la nuit, les textes lus à voix hautes, tout le monde en tailleur sur le parquet, ensuite, les explications, les bêtises, d'autres textes encore et encore, les départs de certains, les mots, votre réunion alors qu'elles étaient prêtes à partir, ceux qui somnolent et ceux qui chantent, ceux qui parlent et puis se retrouver à peu, les mots au début du jour dans l'angle de la pièce, les cafés, les meubles, un peu de fatigue, les préparatifs. Les aurevoirs.

    C'était très doux.

    A la gare on est restées un moment face à face, toi sur le quai moi en haut des marches, tu cherchais tes clefs et j'ai pensé que jamais je n'aurais imaginé ça si réussi.

Ecrit par mllevie, à 21:14 dans la rubrique "De rien".



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